Le 12e Régiment de Chasseurs cantonne le 21 août 1914 à Senon

Pascal GROSDIDIER, mercredi 07 août 2013 - 16:47:00


Le 12e Régiment de Chasseurs cantonne le 21 août 1914 à Senon

_________________________________





Historique du 12e régiment de chasseurs : campagne 1914-1918



En juillet 1914, lorsque éclata, à Sarajevo l'attentat qui devait déchaîner une guerre mondiale, le 12e Chasseurs tenait garnison à Saint-Mihiel, avec un de ses escadrons détaché plus à l'est, à Pont-à-Mousson. Brusquement, dans la nuit du 30 au 31 juillet, à 23 h. 30,l'ordre était donné aux troupes de la garnison d'aller occuper, en Woëvre, les emplacements de couverture prévus par le plan de mobilisation. Jamais ordre ne fut reçu avec de tels transports de joie et exécuté avec plus d'entrain.

A 2 h. 40, le régiment quittait le quartier pour se porter à Limey (Meurthe-et-Moselle), où il cantonnait jusqu'au 11 août, fournissant des reconnaissances et des patrouilles.

Le 4 et le 5 août, le ier escadron, parti de Pont-à-Mousson, prenait contact avec les Allemands. Le trompette POUGET était tué presque à bout portant, le 4 août, près du Signal de Vittonville, où il était en vedette.

Il ne tarda pas à être vengé. Dès le 5, le lieutenant VICART, du 1ier escadron, envoyé en reconnaissance dans la direction du bois de la Fourasse (2 km. S.-E. de Nomeny), obligeait une patrouille ennemie à faire demi-tour, la poursuivait et capturait de sa main deux cavaliers ennemis.

Le maréchal des logis Giudicelli, du même escadron, aux avant-postes dans la forêt de Facq, faisait également prisonniers deux chevau-légers bavarois. Le trompette Pouget était cité à l'ordre du régiment; le lieutenant Vicart à l'ordre de l'armée; le maréchal des logis GIUDICELLI à l'ordre du corps d'armée.

Presque en même temps, le lieutenant DE CORNY infligeait par le feu une dure leçon à un peloton allemand qui, dans le brouillard du matin, tentait de gravir la colline de Xon.

Partout les cavaliers ennemis se repliaient devant les nôtres. Ils avaient reçu des ordres pour les attirer dans la direction de leur infanterie. C'est ainsi que, sur un autre point de notre couverture, une patrouille du 3e escadron, envoyée dans la direction de Onville-les-Baraques, tombait, après avoir bousculé quelques dragons allemands, sous le feu des fantassins ennemis postés à la lisière d'un bois. Le maréchal des logis DARTENCET, qui commandait cette patrouille, avait son cheval tué sous lui. Trois de ses hommes étaient portés disparus. Le trompette PRUD'HOMME et le chasseurs STEPHAN étaient grièvement blessés. Le maréchal des logis DARTENCET et le chasseur STEPHAN étaient cités à l'ordre de l'armée; le trompette PRUD'HOMME à l'ordre du corps d'armée.

Le 7 août, le 1ier escadron a un blessé, le chasseur BRIFFARD, mais il fait prisonnier un lieutenant de cavalerie de la Garde saxonne.

Un peloton du 3e escadron, pris sous le feu de l'artillerie, a un tué, le chasseur ACHARD, et un blessé, le maréchal des logis PAULHAC.

Le maréchal des logis CLAPIER, du même escadron, envoyé en reconnaissance, rencontre dans le village de Preny une reconnaissance allemande de huit hommes commandée par un officier et la charge. Au cours de la mêlée, trois Allemands sont tués. Le maréchal des logis CLAPIER est cité à l'ordre du corps d'armée.

Le 10 août, un peloton ennemi, que nos chasseurs à pied ont à dessein laissé pénétrer dans nos lignes, entre Champs et Dampvitoux, se voit accueilli à coups de fusil à toutes les lisières de bois, tandis que deux pelotons du 3e escadron le prennent en chasse. A un passage de route, un officier et un cavalier roulent à terre. Le brigadier SIBILLE tue le cavalier d'un coup de pointe, tandis que le maréchal des logis réserviste LOPPÉ et le cavalier GALTIER blessent grièvement l'officier et l'obligent à se rendre. Le peloton allemand cherche à s'échapper en ordre dispersé. Le maréchal des logis LAMAND lui tue encore un homme ; quatre vont se rendre à un poste de chasseurs à pied.

Ont été cités : à l'ordre de l'armée, le maréchal des logis réserviste LOPPÉ; à l'ordre du corps d'armée, le brigadier SIBILLE ; à l'ordre du régiment, le chasseur GALTIER.

Le 21 août 1914, le 1ier escadron rejoint le reste du régiment à Senon.

Le 22 août, le 128 Chasseurs quitte Senon à la première heure et se porte vers le Nord, couvrant la droite de la 40e division d'infanterie (front Fillières-Mercy-le-Haut).

Une division de cavalerie ennemie est signalée. Le 2e escadron a, vers 16 heures, un engagement très chaud avec deux escadrons et demi de dragons badois, composant l'avant-garde de cette division.


Le capitaine de la Taille, commandant cet escadron, a rédigé le rapport suivant :

« Etant à Landres, j'ai reçu l'ordre, vers 14 heures, de faire replier mes postes et, vers 16 heures, de me replier moi-même sur la brigade, dans la direction de Xivry-Gircourt, tout en la couvrant sur sa droite.

« Je me portai dans une direction un peu à l'ouest de Domprix, en passant à travers champs, mais vins me heurter à des lignes de chemins de fer non portées sur la carte. Pour les franchir, je dus revenir en arrière vers le pont de Piennes, qui traverse les voies ferrées (route de Landres à Bouligny).

« Quelques minutes avant de prendre cette détermination, j'avais aperçu, sur la route de Norroy-le-Sec à Landres, deux escadrons et demi ennemis qui avaient d'ailleurs fait demi-tour en me voyant.

« En arrivant au pont de Piennes, je les vis rangés en bataille derrière la partie du village située à l'est des voies ferrées. Je passai le pont, attentif à ce que ferait l'ennemi.

Attaqué à pleine allure par lui presque immédiatement, je fis demi-tour. Un grand nombre de chevaux de mon escadron furent renversés par le choc qui s'était produit sur un terrain en pente défavorable pour nous. Je vis entre autre, pied à terre, M. D'HALEWYN, dont le cheval avait été tué.

« Malgré le désordre jeté dans l'escadron par la chute de ces chevaux, il y eut néanmoins une chaude mêlée dans laquelle l'ennemi a dû avoir des pertes égales aux nôtres, mais le terrain lui resta et un grand nombre de nos blessés, dont les sous-lieutenants D'HALEWYN et FLOCON, demeurèrent entre ses mains. Nous fîmes un prisonnier et ramenâmes quelques chevaux de prise. Nous avons retraité le soir sur Senon, où nous avons cantonné. »

Se sont distingués :
- Le maréchal des logis GOBÉE, qui a reçu cinq coups de lance, a abattu trois ennemis et est revenu le dernier du combat ;
- Le maréchal des logis PEYRARD, atteint de trois coups de lance et qui tua un sous-officier ennemi d'un coup de pointe ;
- Le maréchal réserviste CHARLES, qui, dans la mêlée, abattit trois adversaires.


Les pertes de l'escadron s'élevaient pour cette affaire :

Disparus ou faits prisonniers :

- Deux officiers (sous-lieutenants D'HALEWYN et FLOCON) ;
- Trois sous-officiers (maréchaux des logis Perrin, Colin, Santori) ;
- Trois brigadiers(Carthelax, Rougeoreille, Ezannic) ;
- Seize cavaliers (Becret,Bloque, Palares, Grière, Andrieu, Gand, Krebs, Bonnin,Carrut, Louvin, Meresse, Bertrand, Dorme, Carnat, Penot).

Blessés :

- Un officier (capitaine de la Taille) ;
- Deux sous-officiers (maréchaux des logis Peyrard et Gobée) ;
- Treize cavaliers (Dindin, Guinet, Huart, Daudebourg, Ledez, Biet, Colin, Longy, Geoffroy, Carrat, Thouvenin, Joffroy, Thouvenin).

Le sous-lieutenant d'Halewyn, prisonnier, est cité à l'ordre de l'armée.

Le maréchal des logis Gobée reçoit la Médaille militaire.

Le même jour, le 3e escadron et la section de mitrailleuses reçoivent l'ordre de s'établir à pied sur le mamelon face à Landres, qu'ils occupent jusqu'à 18 heures.

Du 22 août 1914 au 28, le régiment occupe successivement plusieurs villages devant Verdun.

Les 29 et 30 août 1914, le régiment détache des reconnaissances à l'est de la Meuse.

L'adjudant Wuyam, envoyé sur Ornes et Spincourt, est blessé vers l'étang d'Amel; le maréchal des logis ESPITALLIER, qui l'accompagnait, est tué. Le chasseur DOUBLART,porteur d'un renseignement envoyé par cette reconnaissance, n'hésite pas à charger un groupe de dix cavaliers ennemis qui tentent de lui barrer la route, et réussit à passer.

Le 4 septembre, le sous-lieutenant de Corny, du 1ier escadron, reçoit la mission de couvrir avec son peloton l'écoulement de la 12e division d'infanterie par le pont du village de Parois, sur le ruisseau de Wadelaincourt. Ses hommes sont dissimulés sous les arbres fruitiers, sur la ligne des crêtes dominant le ruisseau, lorsque, vers 11 heures, ses vedettes placées à la lisière du bois de Parois lui signalent l'approche de chasseurs français poursuivis par des cavaliers allemands.

Le sous-lieutenant de Corny tombe sur le flanc des Allemands, qui ont trois hommes tués à coups de sabre, dégage le peloton français et continue sa mission d'arrière-garde.

Le 6 septembre 1914, le régiment se porte sur Heippes, se met en liaison avec deux bataillons de chasseurs et couvre leur droite vers Souilly. Une action d'infanterie très vive s'engage sur le plateau de Saint-André.

Le 3e escadron, envoyé sur Souilly, a devant lui des patrouilles de cavalerie allemande qui se replient. La section de mitrailleuses est envoyée pour appuyer cet escadron.

Vers II heures, le régiment se porte à 400 mètres au nord du village d' Osche. Deux pelotons à pied défendent les abords dans la direction de l'ouest. Un peloton (sous-lieutenant de la Contrie) est lancé en fourrageurs dans la direction d'Ippécourt. Le capitaine Martin, avec deux pelotons au combat à pied, occupe le bois situé à 600 mètres à l'ouest d'Osche, pour servir de repli à ce peloton. Les mitrailleuses sont en batterie au nord-nord-ouest d'Osche, de manière à enfiler le ravin situé entre le bois Batinvaux et le bois de Fer.

Le peloton de la Contrie, arrivé sur la crête que domine Ippécourt vers l'est, est accueilli par une vive fusillade. Il se replie en contournant par le nord le bois de Fer, où il est accueilli de nouveau par une fusillade très vive et des feux de mitrailleuses partant des lisières du bois.

Des mouvements d'artillerie ennemie sont aperçus à la cote 287. Le colonel fait alors retraiter le régiment à 800 mètres au nord-est d'Osches. Il reste avec un peloton et la section de mitrailleuses pour soutenir le 3e escadron, auquel l'ordre est donné de se replier également. Une violente canonnade est dirigée sur eux. Le tir est très bien réglé.

Les obus suivent littéralement le groupe formé par le colonel, le capitaine Ruellan, le trompette major Houlné, l'adjudant Chatillon et la section de mitrailleuses. Le trompette major Houlné est blessé à la tête, le maréchal des logis Blanchard a un œil crevé, les cavaliers Costes et Dupont sont blessés à la tête.

Un peloton, commandé par le sous-lieutenant Chalot, affecté à la 12e division d'infanterie, se trouvant vers la ferme de la Vaux-Marie a, le même jour, deux hommes tués, les chasseurs Quantin et Collignon. L'adjudant-chef Philip, le maréchal des logis Coelo, le brigadier Flamand ; les cavaliers Demont, Baronnet, Renard, Vesque, Barbe, Caillotin sont mis hors de combat par un obus de gros calibre.

Du 7 au 9 septembre, le régiment a pour mission, au moyen de patrouilles, d'éclairer le front du 6e corps d'armée et de le relier au 5e corps d'armée.

Le gros du régiment cantonne à Marats.

Le 10 septembre, le régiment est chargé de maintenir au moyen de patrouilles la liaison avec le 5e corps d'armée.

Dans la nuit du 10 au 11 septembre, l'adjudant Ducassé, commandant un peloton du 46 escadron détaché à la 408 division d'infanterie, parvient à donner des renseignements sur des rassemblements ennemis au nord de Chaumont-sur-Aire. Il est cité à l'ordre du régiment.

Le ii septembre, le maréchal des logis Etchandy, du 4e escadron, détaché à la 40e D. I., est chargé, avec quelques cavaliers, de ramener dix pièces d'artillerie abandonnées par suite de manque de chevaux d'attelage. Il accomplit heureusement sa mission et en est récompensé par une citation à l'ordre du régiment.

Les 11 et 12 septembre 1914, le régiment, tout en maintenant la liaison entre les 5e et 66 corps, doit déterminer par des patrouilles la situation de l'ennemi vers Courouvre et Rambluzin.

Le 13 septembre, le maréchal des logis Chobeaux se distingue au cours d'une reconnaissance. Il est cité à l'ordre du corps d'armée.

Du 23 septembre au 25 novembre 1914, le régiment cantonne à Sommedieue.

Au cours de cette période, les escadrons sont détachés successivement auprès des divisions d'infanterie et fournissent des patrouilles et des reconnaissances.

Le 25 septembre, au cours d'une reconnaissance exécutée dans la direction de Fresnes-en-Woëvre, le maréchal des logis Combe recueille, malgré un feu d'infanterie assez vif, sur le corps d'un officier allemand, des papiers contenant des renseignements importants. Il est cité pour ce fait à l'ordre du corps d'armée.

Le 30 septembre, le chasseur Agon, du 2e escadron, est tué au cours d'une reconnaissance vers Champion.

Le 4 octobre 1914, au cours d'une reconnaissance envoyée vers Saint-Rémy, le brigadier Gervais, du 2e escadron, est tué et le chasseur Badin, du même escadron, blessé.

Du 18 au 21 décembre 1914, le régiment fournit un escadron à pied pour occuper les tranchées au nord de Saint-Rémy.

A partir du 22 décembre, deux pelotons seulement assurent ce service.

Du 26 novembre 1914 au 8 février 1915, le régiment cantonne successivement à Monthairon et Lemmes, et assure le même service.


Le 6 janvier 1915, le peloton cycliste, composé d'un adjudant, trois sous-officiers, six brigadiers et trente cyclistes, arrive du dépôt et contribue au service des tranchées à partir du 9 janvier (région des Eparges, tranchée de Calonne).

Le 9 février 1915, le régiment cantonne à Souilly et assure le même service jusqu'au 20 février.

Le 13 février, le colonel Frotiée, nommé au commandement de la Ire brigade de chasseurs d'Afrique, quitte le régiment..

Le 15 février 1915, le lieutenant-colonel de Partouneaux, nommé au commandement du 12e Chasseurs, prend le commandement du régiment.

Le 27 février, un détachement de 250 hommes fournis par le 12e chasseurs, deux escadrons de réserve du Ier chasseurs et deux escadrons de réserve du 9e chasseurs, placé sous le commandement du lieutenant-colonel commandant le 12" chasseurs, occupe les tranchées (secteur du Bois-Haut, Eperon 340, Saint-Rémy).

Le Ier mars 1915, le brigadier Ratelot et le cavalier Goin, du 3° escadron, sont blessés légèrement.

Du 31 mars au 1ier mai 1915, le régiment occupe différents villages de la Meuse, et continue à fournir le même service aux tranchées.

Le 18 avril 1915, les tranchées occupées par le détachement du régiment sont soumises à un bombardement assez violent et bouleversées en partie.

L'adjudant-chef Ducassé et le chasseur Leprince, du P. H. R., sont blessés au cours du bombardement, ainsi que les cavaliers Laguillée et Chevallier, du 2° escadron.

Le 25 avril 1915, la fraction du régiment n'occupant pas les tranchées est alertée et reçoit l'ordre de se porter sur Rupt. Les Allemands tentent avec des forces considérables un effort violent sur la Tranchée de Calonne.

A 14 heures, ils surgissent à l'improviste à 100 mètres des mitrailleurs. Le maréchal des logis Bodson blessé est fait prisonnier, ainsi que les chasseurs-mitrailleurs Clarence et Brunet. Le maréchal des logis Bodson est cité à l'ordre de l'armée.

Le brigadier Bourbier prend le commandement des mitrailleurs, fait enlever les culasses des pièces et se replie par le ravin de Genonseveaux, vers la ferme d'Amblonvillc.

Il est cité à l'ordre de l'armée.

Sont faits prisonniers au cours de cette journée : les cavaliers Dagnet, Coste, Fontainier et Savean, du ier escadron ; le brigadier Walther, les cavaliers Siméon, Pingault, Meunier, Piedfer, Bergier, Magnin, de Veina, du 28 escadron.

Le 26 avril 1915, les lieutenants de Montfort et de la Contrie, et cinquante hommes sont dirigés vers Mouilly. Ils assurent la liaison entre le 2e et le 66 corps, et envoient des patrouilles dans la direction de Senon, pour signaler les infiltrations allemandes qui peuvent se produire.

Vers II heures, un obus éclate à proximité de ce détachement, tue le sous-lieutenant de la Contrie, le brigadier Delrue, le chasseur Delbar et blesse, en outre, les cavaliers Triesh, Bengold et Beaudier.

Le lieutenant de Montfort est cité à l'ordre de l'armée.

A midi, une violente attaque allemande se prononce sur les ouvrages d'infanterie du carrefour de Mouilly-les-Eparges.

Un détachement de cent cinquante cavaliers, placé sous le commandement du capitaine Martin, relève une compagnie du 256 bataillon de chasseurs à pied. Il est soumis à un feu d'artillerie intense, qui tue le maréchal des logis Thiébault, le chasseur Saudax et blesse les brigadiers Clos, Blouet, Dagon, Charrier, Galtier, Paslin, Ducornet, Alanic et Moins, du 4e escadron.

Des renforts étant arrivés, les Allemands sont arrêtés dans leur attaque et reperdent la plus grande partie du terrain gagné.

Le 28 avril, le détachement du capitaine Martin rejoint le régiment.

Le capitaine Martin, les maréchaux des logis Lallié et Triboulet, ainsi que les cavaliers Goleret, Delrue, Perrard et Eyvang sont cités à l'ordre de l'armée.

Le 29 avril 1915, les cyclistes Fouillade et Romengale sont blessés au carrefour de Mouilly.

Le général Huguet exprime, dans une lettre au colonel, toute sa satisfaction pour les services rendus par le peloton cycliste, du 25 avril au 1ier mai.

L'adjudant Ferrand, commandant ce peloton, et les cyclistes Carrot et Bolack sont cités à l'ordre de l'armée.

Le 30 avril 1915, le service des tranchées fourni par le régiment prend fin.

Le régiment se reconstitue à Sommedieue et rejoint ensuite Chaumont-sur-Aires, où il cantonne jusqu'au 4 août 1915.

Du 3 au 13 juin, le régiment fournit cent cinquante cavaliers à pied et la section de mitrailleuses pour le service des tranchées (corne Est du Malimbois).

Le brigadier Reine, du 3e escadron, et le chasseur Coton, du même escadron, sont blessés pendant cette période.

Du 5 au 21 juillet, un détachement, composé de cent soixante-dix hommes et du peloton cycliste, est employé à des travaux au bois de Le Gauffiére.

Le 26 juillet, à midi, quarante obus tombent dans le secteur de ce détachement. Le brigadier Laffond, du 4e escadron, a la jambe gauche broyée, ce qui nécessite l'amputation immédiate. Il reçoit à l'ambulance de Génicourt la Médaille militaire et la Croix de guerre des mains du lieutenant-colonel de Partouneaux.

Les cavaliers Gonot, Bonnet, Dehais, Nicolas, du 46 escadron, sont également blessés assez grièvement.

Du 5 août au ier septembre, le régiment au repos cantonne à Souilly.

Le 14 août, le lieutenant-colonel de Partouneaux, nommé chef d'état-major de la R. F. V., quitte le régiment et en remet le commandement au chef d'escadrons Lebée.

Le 18 août, le peloton cycliste est supprimé par ordre du général commandant en chef.

Le 2 septembre, le régiment quitte Souilly pour se rendre en Champagne, où il occupe des cantonnements de l'arrière jusqu'au 24 septembre, date à laquelle il stationne an camp de La Noblette.

Le 10 septembre, le colonel Cochin, nommé au commandement du 12e Chasseurs, prend le commandement du régiment.

Du 25 au 30 septembre, le régiment prend part à la bataille de Champagne.

Le 26 septembre, le colonel Cochin est évacué sur l'hôpital de Châlons. Le lieutenant-colonel Ore prend le commandement du régiment.

Du ier octobre au 26 novembre, le régiment occupe différents villages de la Marne.

Un groupement de cavalerie, comprenant le 12e Chasseurs, les 5e et 6e escadrons du 3e Hussards, est constitué sous les ordres du lieutenant-colonel commandant le 12e Chasseurs.

Il fournit à partir du 21 novembre 1915 un détachement de trois cents hommes pour le service des tranchées.

Les tranchées occupées sont situées à l'ouest de la route Souain-Somme-Py (1 km. au sud de la ferme Navarin).

Le 26 novembre 1915, le lieutenant-colonel Joannard, nommé au commandement du 126 Chasseurs, rejoint le régiment et en prend le commandement.

Du 27 novembre 1915 au 31 mai 1916, le régiment cantonne à Saint-Etienne-au-Temple et continue à fournir en permanence un détachement aux tranchées.

Le 27 novembre, le mitrailleur Deschamps est blessé.

Le 30 novembre, le trompette Munsch et le chasseur Sauvaget, du 2e escadron, sont blessés.

Le 25 février 1916, au cours d'un bombardement très violent, un abri-caverne s'effondre, ensevelissant et tuant le maréchal des logis Gerbo, le brigadier Lormant, les chasseurs Cuny, Roche, Feunteun, Lanoue, Bâton, Claudin, Pean, Legrand et Dubocq, du 4e escadron.

Les chasseurs Dutoit et Ducornet sont blessés.

Les cavaliers Tellier et Billy sont blessés en se portant, avec d'autres camarades, au secours des hommes ensevelis dans l'abri. Ils sont cités à l'ordre du corps d'armée.

Le 26 février, les chasseurs Gaget, du 2e escadron, et Beaurenault, du 3e escadron, sont blessés dans la tranchée.

Le 1ier mars, les chasseurs Plé et Laguillez, du 2e escadron, sont blessés dans la tranchée.

Le 17 mars, le brigadier Gendrot et les chasseurs Perrin et Gomet, du 46 escadron, sont tués dans leur abri, qu'un obus de gros calibre a fait effondrer, Le 5 mai, le groupe des 5e et 6e escadrons du 36 Hussards est replacé sous les ordres du général commandant la 566 division d'infanterie.

Le 120 Chassèurs fournit deux cents cavaliers et la section de mitrailleuses pour le service des tranchées au bois 28 et au bois Vacher.

Le 8 mai, le trompette Felber, du 3e escadron, est tué d'un éclat d'obus dans la tranchée.

Le 17 mai 1916, le lieutenant-colonel Joannard, allant inspecter le détachement aux tranchées, est blessé par des éclats d'obus.

Le [9 mai, une attaque au gaz, accompagnée d'un violent bombardement, est faite par les Allemands.

Le lieutenant de Préaulx, du 2e escadron, intoxiqué, est évacué, ainsi que le brigadier Henry, du ier escadron, et le chasseur Lutanie, du 4e escadron.

Le lieutenant Hovelacque, du 4e escadron, le sous-lieutenant Etchandy, du 36 escadron, et l'aspirant de Cazanove, du Ter escadron, légèrement intoxiqués, sont soignés au poste de secours.

Les chasseurs Doublart, Gaillard et Bodeux, du 40 escadron, sont tués au cours du bombardement.

Le maréchal des logis Colombani et l'infirmier Legay sont cités à l'ordre de l'armée et l'aspirant de Cazanove à l'ordre du régiment.

Le 30 mai 1916, le détachement aux tranchées rejoint le régiment à Saint-Etienne-au-Temple.

Le ier juin, le régiment quitte Saint-Etienne-au-Temple et se rend par étapes à Condé-en-Barrois et Génicourt (Meuse), où il arrive le 8 juin.

Du II au 22 juin, un détachement de deux cent dix gradés et cavaliers, placés sous le commandement du capitaine d'Etçhegoyen, est mis à la disposition du commandant du dépôt de munitions de Lemmes, pour le transport des munitions et l'exécution de différents travaux.

Le reste du régiment cantonne à Larzicourt.

Le 23 juin, le régiment (moins un escadron détaché à Dugny pour le service de la circulation), quitte Larzicourt et se porte en trois étapes à Senoncourt (Meuse), où il arrive le 25. Il campe dans les bois au nord-est du village.

- Du 26 juin au 16 juillet, un escadron cantonne à Landrecourt et est chargé de la surveillance de la circulation.

Pendant la même période, les deux autres escadrons et l'état-major cantonnent au quartier Bevaux, à Verdun.

Ces escadrons fournissent un détachement de coureurs placé sous le commandement du capitaine d'Etchegoyen et mis à la disposition des divisions d'infanterie dans le secteur Tunnel de Tavannes, Marceau, Cabaret-Rouge, Tourelle, Poudrière, près Souville.

Les pertes subies par ce détachement pendant cette période sont :

Tués : Dehedin et Olivier, du 2e escadron ;

Blessés : Maréchal des logis Mollet, brigadier Roger, cavaliers Bry, Blanchard, Didier, Gabriel, du 4e escadron; Rumeau, Baronnet, Gille, du 2e escadron ;

Disparus : Maréchal des logis Lambre, brigadier Guillerme, chasseurs Thomassin, Moins, Pottier, Philbert et Vauclin, du 4e escadron.

Le capitaine d'Etchegoyen, le brigadier Roger, les chasseurs Bry, Roudchers, Dricourt, Aubry, Gabriel, Philbert, Pottier, Pajot et Fiacre sont cités à l'ordre de la division.

Le maréchal des logis de Seganville, détaché comme agent de liaison au 3e groupe du 36e d'artillerie pendant cette période, est cité à l'ordre de la 127e division d'infanterie.

En dehors du service de coureurs, les unités cantonnées à Bevaux fournissent différents postes pour le contrôle de la circulation, et des corvées pour le transport des munitions.

Le 28 juillet, le chasseur Ménard, de garde sur la route de Verdun à Haudainville, est tué par un obus.

Le 3 juillet, les cavaliers Degrel et Hanryot sont blessés par éclats d'obus au cours d'un bombardement du quartier Bevaux.

Le chasseur Degrel, amputé, reçoit la Médaille militaire.

Le 8 juillet, au cours d'un bombardement du quartier Bevaux, le brigadier Surjus et le chasseur Messal, du 4e escadron, sont blessés.

Le 10 juillet, à o h. 30, nouveau bombardement du quartier Bevaux. Les chasseurs Breton et Beauchet sont blessés.

Le 16 juillet, l'état-major, les 3e et 4e escadrons s'installent au bivouac dans un bois (1 km. nord-est de Senoncourt)

Le 17 juillet, les quatre escadrons du régiment sont séparés de l'état-major et affectés : les 1ier et 3e escadrons, à la 12e division d'infanterie; les 2e et 4e escadrons, à la 127e division d'infanterie.

Les 3e et 4e escadrons, bivouaqués à Senoncourt, quittent le bivouac à 4 heures et rejoignent leurs divisions respectives.

Le 18 juillet, les Ier et 2e escadrons, relevés dans la nuit, se réunissent à Senoncourt, qu'ils quittent à 6 heures pour rejoindre leurs divisions respectives.

L'état-major, le peloton hors rang et les deux sections de mitrailleuses restent à Senoncourt jusqu'au 31 juillet.

Le ier août, l'état-major, le peloton hors rang et les deux sections de mitrailleuses quittent Senoncourt et se rendent par étapes à Ligny-en-Barrois, où ils cantonnent jusqu'au 7.

Le 7 août, ils quittent Ligny-en-Barrois et embarquent à Nançois-Tronville. Débarquement à Epernay, le 8. Cantonnement à Vincelles jusqu'au 9 août.

Du 10 au 25 août, l'état-major, le peloton hors rang et les deux sections de mitrailleuses cantonnent à Cuisles.

Le 10 août, les 2e et 4e escadrons, mis précédemment à la disposition de la 12e division d'infanterie, viennent cantonner à Vandières.

Le 26 août, l'état-major, le peloton hors rang, les deux sections de mitrailleuses et les 26 et 4e escadrons cantonnent à Igny-le-J ard.

Le 27 août, le groupe des 1ier et 36 escadrons est remis à la disposition du colonel, et cantonne à Festigny.

Le 5 septembre, les 2e et 4e escadrons embarquent à Epernay pour rejoindre leur division.

Le 7 septembre, les Ier et 3e escadrons embarquent à Fère-en-Tardenois pour rejoindre leur division.

Le 8 septembre, l'état-major, le peloton hors rang et les deux sections de mitrailleuses s 'embarquenttà Œuilly, débarquent à Crèvecœur le 9 septembre et cantonnent à Montceàux (commune de Saint-Omer-en-Chaussée,) où se trouve depuis la veille le ier escadron. Les 2e, 3e et 4e escadrons sont cantonnés à Courroy.

Du 11 au 17 septembre, le régiment regroupé occupe différents villages de la Somme.

Le 18 septembre, le régiment est ainsi réparti : l'état-major, le peloton hors rang, les deux sections de mitrailleuses et dix pelotons à Méricourt-sur-Somme; trois pelotons du 26 escadron à Frise; trois pelotons du 4e escadron à Morcourt.

Les pelotons de Frise et de Morcourt sont employés au service de la circulation jusqu'au 25 décembre 1916.

Du 19 septembre au 25 décembre, un escadron est mis à la disposition des divisions d'infanterie en ligne.

Il quitte Méricourt et se rend au ravin de Fargny (entre Méricourt et Curlu).

Du 21 septembre au 30 octobre, trois pelotons, prélevés sur les éléments cantonnés à Méricourt et placés sous les ordres du capitaine d'Etchegoyen, sont mis à la disposition dés divisions d'infanterie en ligne, où ils se trouvent employés comme coureurs.

Le ier octobre, les éléments du régiment cantonnés à Méricourt se portent au Camp 60, où ils cantonnent jusqu'au 28 octobre. Ils regagnent à cette date Méricourt-sur-Somme, où ils cantonnent jusqu'au 22 décembre.

Pendant son séjour dans la Somme, les pertes subies par le régiment sont les suivantes :

Tués :
Les brigadiers Berton, du ier escadron, et Roybet, du 2e; les cavaliers Gilibert, du Ter escadron, Philippo, Joffroy, Demont, du 2e escadron, le cavalier Oho, du -5e escadron ;

Blessés :
Le maréchal des logis Ratelot, du 3e escadron ; les brigadiers Jacquamet, du ier escadron, et Fiacre, du 4e escadron; les cavaliers David, Aplhonse, Grezey, Estruy, Sagourin, Gérin, Trouillé, Donzeaud, du ier escadron, Nageotte, Turon, Pireire, du 2e escadron, Jurvilliers, Beau-fils, Mansuy, Dewez, Devreker, du 3e escadron, Bodeux,


Bertrand (deux fois,) Viardot, Le Goff, Gonot, Clerc, Parfait, Lévesque, Bridet, du 4e escadron.

Pendant la même période sont cités :
A l'ordre de l'armée : Les cavaliers Grelin, du Ier escadron, et Bertrand, du 40 escadron.

A l'ordre de la division :
Le lieutenant de Préaulx; le maréchal des logis Ratelot, du 3e escadron;
le brigadier Abraham, le brigadier Bertrand, du 1er escadron, et le brigadier Lelorrain, du 3e escadron ; les cavaliers Quinchon et Trouillé, du ier escadron, Dewez, Beaufils, Auger et Oho, du 3e escadron, Viardot, Bodeux, Clerc, Le Goff et Gonot, du 4e escadron.

A l'ordre de l'artillerie divisionnaire :
Les brigadiers CALBAT, du Ier escadron, et FIACRE, du 4e escadron;
les cavaliers HOUQUE, BOUZENOT, LECLERE et A. DAVID, du 1ier escadron, PIREIRE, FOINAND et FREDON, du 2e escadron, DIGUET et GERARD, du 3e escadron, PARFAIT et LEVESQUE, du 40 escadron.

A l'ordre du Q. G. de la VIe Armée :
Les cavaliers DEMONT et JOFFROY, du 2e escadron, Creange, du 4e escadron.

A l'ordre du régiment :
Le maréchal des logis RAGOT, du 3e escadron ;
le brigadier ROYBET, du 2e escadron ;
les cavaliers MANSUY, du 3e escadron, et Bridet, du 4e escadron.

Le 23 décembre 1916, l'état-major, le peloton hors rang, le 1ier escadron et une partie du 3e escadron quittent Méricourt et se portent par étapes à Fontaine-Saint-Lucien, où les autres éléments du régiment les rejoignent le 27 décembre.

Année 1917

Le 29 décembre, le régiment quitte Fontaine-Saint-Julien et se porte par étapes sur Châtillon-sur-Marne, où il cantonne jusqu'au 14 janvier 1917.

Le 5 janvier 1917, le 3e escadron et la 2e section de mitrailleuses, mis à la disposition de la 127e division d'infanterie, quittent le régiment à Châtillon-sur-Marne.

Le 15 janvier, le reste du régiment part de Châtillon-sur-Marne et se porte par étapes sur Loupeigne et Mareuil-en-Dôle (Aisne), où il cantonne à partir du 23 janvier :

L'état-major à Mareuil-en-Dôle.

Les ier, 26 et 46 escadrons à Loupeigne.

Du 27 janvier au 9 mars, le Ier escadron assure la garde des voies de chemin de fer et cantonne à Rozet-Saint-Albin.

Le 28 janvier, l'état-major et la Ire section de mitrailleuses quittent Mareuil-en-Dôle et cantonnent successivement à Loupeigne, Muret et Croûtes, Nampteuil-sous-Muret.

Du 31 janvier au ier avril, le 46 escadron, chargé du service de la circulation, cantonne à Vauxtin.

Le 8 mars, le 2e escadron, mis à la disposition de la 568 division d'infanterie, quitte le régiment à Murets.

Le 22 mars, le 1ier escadron et la Ire section de mitrailleuses, mis à la disposition de la 126 division d'infanterie, quittent le régiment à Muret.

Le 2 avril 1917, le 4e escadron rejoint la 166e division d'infanterie, à laquelle il est affecté.

L'état-major du régiment occupe successivement, du 22 mars au ier juin, les cantonnements de Nampteuil-sous-Muret, Braine, Cerseuil, Brenelle.

Le 2 juin, il quitte Brenelle pour se porter par étapes à Nangis, où il cantonne le 6 et le 7 juin. Le 8 juin, il part de Nangis pour s'embarquer à Mormant et être transporté par voie ferrée à Saint-Loup-sur-Semouse, où il stationne jusqu'au 16 juillet.

Le 17 juillet, il quitte Saint-Loup-sur-Semouse pour gagner par vcie de terre Gérardmer, où il cantonne du 19 juillet jusqu'au 23 septembre, date à laquelle il se porte à Plainfaing. Le lieutenant-colonel Joannard, commandant le 12e Chasseurs, est sur sa demande adjoint, du 25 juillet au 15 septembre, au colonel de Vaulgrenant, commandant le sous-secteur de la Fecht; du 23 septembre au 28 décembre, au lieutenant-colonel Carrère, commandant le sous-secteur du Bonhomme.

Pendant ces deux périodes, l'état-major du régiment est mis à la disposition du général commandant la 1270 division d'infanterie.

Année 1918

Après avoir stationné à Gérardmer du 29 décembre 1917 au 20 janvier 1918, l'état-major se met en route le 21 janvier pour gagner par étapes Vesoul, où il cantonne du 29 janvier au 22 mars. Il s'embarque dans la soirée du 22 mars pour être transporté par voie ferrée à Tricot, au sud de Montdidier. Le 24 et le 25 mars, il cantonne à Maignelay, puis dans différents villages de la région de Tartigny.

Il stationne à Tartigny du ier avril au 2 mai, assurant la surveillance du service de la circulation, puis il gagne par voie ferrée Lunéville, où il stationne jusqu'au 9 novembre.

Du 10 au 17 novembre, il cantonne à Bénaménil.

Le 18 novembre, l'état-major, les 2e et 3" escadrons, constituant l'avant-garde du 6e corps d'armée et assurant sa liaison avec les corps voisins, viennent cantonner à la Plateforme-du-Donon. Le 19 novembre, ils descendent dans la plaine d'Alsace et suivent la vallée de la Bruche, par Schirmeck, Wis, Urmath, Still, accueillis partout avec un enthousiasme émouvant qui laissera un souvenir impérissable au cœur de tous.

Après avoir stationné à Westhofen les 19, 20 et 21 novembre, l'état-major, le 2e et le 3e escadrons participent à l'entrée des troupes du 6e corps d'armée à Wasselnheim, le 22 novembre, et à Brumath, le 23 novembre. Ils séjournent à Sufflenheim, le 24 et le 25 novembre, et entrent dans Haguenau le 26 novembre, défilant devant le général Gérard, commandant la VIIIe Armée.

L'état-major stationne les 27, 28, 29, 30 novembre et 1ier décembre à Brumath et, du 2 au 7 décembre, à Haguenau. Le 8 décembre il vient cantonner à Ostwald, où il est rejoint par le 2e escadron pour rendre, le 9 décembre, les honneurs au Président de la République faisant son entrée à Strasbourg.

Du 10 décembre 1918 au 15 janvier 1919, l'état-major séjourne à Haguenau et se met en route le 16 janvier, par voie de terre, pour rentrer en Champagne.

Le général DUPORT, commandant le 6e C.A., cite à l'ordre du 6e Corps d'armée le 12e Régiment de Chasseurs à Cheval : Beau et vaillant régiment, qui durant toute la campagne a fait preuve des plus belles et des plus solides qualités militaires.

De novembre 1915 à novembre 1918, sous les ordres du colonel JOANNARD, s'est signalé dans toutes les opérations auxquelles il a pris part, par son ardeur, son endurance et une bravoure dignes des plus grands éloges, notamment à Souain, devant Verdun, sur la Somme, à Montdidier, puis dans la poursuite.

Réuni d'abord en régiment de corps d'armée en Champagne, où son chef fut grièvement blessé, puis réparti ensuite en escadrons divisionnaires pour les grandes opérations de 1917 et de 1918, a su partout et en toutes circonstances, se montrer à hauteur des tâches rudes et délicates qui lui ont été confiées, allant jusqu'au plus grand sacrifice, comme à Grivesnes, le 31 mars 1918, pour conserver le terrain qui lui était confié.

Citations à l'Ordre de l'Armée

HOULNÉ, trompette-major (Ordre n° 30 de la IIIE Armée, du30 septembre 1914) : Blessé d'une balle au front, le 6 septembre 1914, près de Osches, n'en est pas moins remonté à cheval et a continué pendant une heure encore son service auprès du colonel commandant son régiment. la monture de cet officier supérieur ayant été tuée, a insisté pour qu'il prît son propre cheval et ne consentit à se laisser soigner que lorsque l'affaire fut terminée.

CARROT Lucien, chasseur du groupe cycliste (Ordre n° 183de la Ire Armée, du 19 mai 1915) : Assurant le service de liaison, le 26 avril, dans un secteur particulièrement dangereux, s'est distingué par son courage et son sang-froid. Grièvement blessé.

BOLACK Maurice-Victor, du groupe cycliste (Ordre n° 183de la Ire Armée, du 19 mai 1915) : S'est signalé par son initiative et son mépris du danger. A a été grièvement blessé le 24 avril, en cherchant à ravitailler, sous un bombardement violent, la section de mitrailleuses du régiment.

FERRANT Emile-Ernest-Elisée, adjudant, groupe cycliste (Ordre n° 189 de la Ire Armée, du 30 mai 1915) : Commande depuis six mois le peloton cycliste du régiment avec une énergie qui ne se dément jamais. S'est distingué par son courage et son initiative dans toutes les circonstances, notamment du 25 avril au 1er mai, en assurant les liaisons dans un secteur soumis à un bombardement intense. légèrement blessé, s'est fait panser sur place, sans quitter son poste.


Citations à l'Ordre de la Brigade :
Le Colonel commandant le génie cite à l'ordre de la brigade (Commandement du génie de l'Armée) le chef d'escadrons RUELLAN Charles-Marie : Pendant un an a commandé un fort directement menacé et souvent bombardé (Douaumont, puis Tavannes). Quelque difficile que fut la situation, s'est toujours acquitté de sa mission avec autorité, discernement, sang-froid. Homme de devoir dans toute l'acception du terme, inspirant pleine confiance à la garnison et ayant sur elle un grand ascendant moral.

Citations à l'Ordre du Régiment :
RUELLAN, capitaine (Ordre n° 32 du régiment) : Remplissant les fonctions de capitaine instructeur, a eu, le 6 septembre 1914, une belle attitude sous un violent feu d'artillerie et est resté avec le colonel, dont le cheval venait d'être blessé mortellement.

CHATILLON, adjudant (Ordre n° 32 du régiment) : Très belle attitude devant l'ennemi. A mis pied à terre, le 6 septembre 1914, sous un feu violent d'artillerie pour ramasser le trompette-major grièvement blessé. L'a remis à cheval et l'a ramené auprès du colonel.

BART, chasseur de 2E classe (Ordre n° 32 du régiment) : Belle attitude, le 6 septembre 1914, sous un feu violent d'artillerie. A été blessé.

JURVILLERS, chasseur de 2E classe (Ordre n° 32 du régiment) : Blessé le 22 août 1914.

DEPLANQUE, chasseur de 26 classe (Ordre n° 32 du régiment) : Blessé le 22 août 1914.

JACQUEMART Jean, médecin-major de 2e classe (Ordre 132 durégiment, du 28 octobre 1916) : Chef de service d'une haute valeur professionnelle et d'un moral très élevé. A soigné les blessés sous le feu en maintes circonstances et notamment les 25 et 26 avril 1915. A donné de beaux exemples de dévouement et de bravoure calme dans les tranchées occupées par le régiment, de décembre 1915 à mai 1916, et soumises à des bombardements violents, particulièrement le 27 février 1916.

ARNAUD Isidore-Narcisse, lieutenant (Ordre n° 181 du régiment, du 3 mai 1918) : Officier ayant fait preuve en toutes circonstances, depuis le début de la campagne, d'un dévouement remarquable. Chargé, du 30 mars au 30 avril 1918, d'assurer la surveillance du service de la circulation dans une zone soumise à de fréquents bombardements, s'est dépensé sans compter.


État nominatif des Militaires tués ou morts des suites de leurs blessures pendant la durée de la Guerre :

Le chasseur de 2e classe CARROT, du groupe cycliste, a été grièvement blessé le 26 avril 1915, en assurant un service de liaison. Mort des suites de ses blessures, le 27 avril 1915, à Verdun.

Le maréchal des logis LACOUA René, a été tué par éclat d'obus le 24 novembre 1915, aux tranchées au nord de la ferme des Wacques.

Le brigadier ANTOINE Paul, a été intoxiqué par les gaz le 19 mai 1916, alors qu'il était de service à un poste d'écoute dans la tranchée au nord-ouest de Souain. Il est mort des suites de ses lésions.

Le chasseur de 2e classe MESNARD Marcel a été tué par obus, le 28 juin 1916, à Verdun, alors qu'il était de faction d'un dépôt de munitions.





Source : Historique du 12e régiment de chasseurs : campagne 1914-1918 - Chapelot (Paris)


Cet article est de Senon
( https://senon.l3fr.org/e107_plugins/content/content.php?content.206 )


Temps d'exécution:0.0305s, dont0.0024de celui des requêtes.Requêtes BdD:22. Utilisation mémoire:2,545ko